Cambodge Des visages, des regards…

Selon la légende, le Cambodge serait né de l'union d'une princesse et d'un étranger, un indien brahmane nommé Kaudinya. La princesse était la fille d'un roi dragon, ou naga, qui régnait sur une région ensevelie sous les eaux. Un jour, alors que kaudinya passait à bord de son bateau, la princesse s'embarqua pour aller à sa rencontre. Kau tira une flèche de son arc magique qui atteignit le bateau de la princesse. Cette dernière, effrayée, accepta de l'épouser. Pour doter sa fille, son père but toutes les eaux qui recouvrait son pays et offrit les terres asséchées à Kaudinya pour qu'il en fasse son domaine. Le nouveau royaume fut baptisé Kambuja.

Les traditions religieuses, royales et écrites du Cambodge lui sont venues de l'Inde : il ne développa une culture indépendante qu'aux environs du premier siècle de notre ère.

Du peuple cambodgien certains ne veulent voir que l'indéfinissable sourire khmer immortalisé par les statues

des temples.

Ce sourire envoûte et interroge: que signifie ce mélange de douceur et de chaleur, d'accueil et de détachement, de religiosité et de plaisir de vivre ? Doit on le lire avec nos yeux d'occidentaux, au risque de comprendre un jour que l'on n'a rien compris au Cambodge, ou le considérer comme l'expression finale d'un caractère et d'un tempérament qui n'ont pas d'équivalent dans le monde, la khmèritude ?

Il aura fallu la barbarie khmère rouge pour que ce fameux sourire cesse de séduire. Beaucoup se sont alors forgés l'image d'un peuple schizophrène aux instincts bestiaux ou celle d'une société féodale intrinsèquement décadente et corrompue. La faillite morale des années 1970, l'utopie meurtrière de la période khmère rouge, jugement et sanction de Khmers envers d'autres Khmers, la persistance de comportements d'un autre âge ont remis en valeur des études ethnologiques anciennes qui étaient auparavant considérées comme iconoclastes ou médisantes.

 

Sauf à feindre d'oublier cette tragique époque de l'histoire khmère, il convient de sortir des stéréotypes et de la langue de bois. Expulsion forcée des villes, mise en esclavage du peuple vaincu, extorsion et banditisme, autoritarisme consenti, collaboration avec l'occupant sont des constantes de l'histoire khmère. Le comportement des Khmers rouges ne fut pas une novation.

Malgré ces années de malheurs, religion, valeurs, culture et traditions continuent à imprégner fondamentalement tous les Cambodgiens dans leur vie quotidienne et leurs relations sociales.

Nombre d'habitants au Cambodge

Environ 94 % de la population cambodgienne appartient à l’ethnie khmère. Le Cambodge abrite aussi des communautés chinoise, vietnamienne, cham, et des peuples allogènes : les Saoch, les Pear, les Brau et les Kuy, dans les zones de montagne et sur les plateaux.
Avec une population de 13,9 millions d’habitants en 2006, le Cambodge est l’un des pays indochinois les moins peuplés. L’espèrance de vie moyenne est de 59,3 ans, le taux de mortalité infantile de 68,8 p. 1000.

Découpage administratif et villes cambodgiennes

La population se caractérise par sa jeunesse : 35,6 % des Cambodgiens ont moins de 15 ans. 81 % des Cambodgiens vivent dans les campagnes. On estime qu’entre 1975 et 1979, la politique du régime khmer rouge a entraîné la disparition d’au moins 10 % de la population.

Le Cambodge est divisé en 20 provinces. La capitale, Phnom Penh compte 1 157 066 habitants. Les autres centres urbains sont Battambang (729 129 habitants, Kompong Cham (1 608 914 habitants) et Kampot. Le plus grand port est Sihanoukville. © "Cambodge" E. Buchot

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