Articles contenant le tag photos

Interview / Alexandre Maller

Bonjour,

Je vous propose ici une interview de Alexandre Maller , ancien membre du club photo dont je fais parti.

Tout y passe, sa passion, son matos (enfin pas trop), sa philosophie de la photo, ses sujets préférés… Tout !

– Peux-tu nous dire comment tu es arrivé à la photo ??

Quand j’ai eu une dizaine d’années, je me suis intéressé à la photo… J’ai acheté des livres (j’étais un fou de bouquins !), j’ai lu des magazines, et peu après, j’ai fait une rencontre qui m’a permis de concrétiser cette envie. Cette personne m’a prêté un reflex et m’a montré les rudiments du labo : je me suis très vite passionné pour le noir et blanc !

– Quelle est ta pratique de la photo, cherches-tu LE sujet, ou cela se fait au fil des rencontres et des événements de ta vie quotidienne ?

Souvent, ça se passe en deux temps : l’idée de départ se fait souvent « au fil des rencontres et des événements de [m]a vie quotidienne », mais une fois lancé sur un sujet, je vais au fond des choses, j’explore au maximum les pistes qui me sont offertes.

– Il y a toujours une lumière, une ambiance sur tes photos, la patte de M. Maller, comment as-tu travaillé ce regard ?

Je pense que le regard se forme et s’affirme petit à petit, à force de faire des images, de voir des expos, des livres ou des sites de photographes.

En ce qui concerne le travail de la lumière, je lui ai donné l’importance qu’il mérite en arrivant à Paris, il y a 8 ans. Je travaillais comme documentaliste dans une agence photo, l’agence Rapho (qui distribuait les photos de Doisneau, Ronis, Charbonnier, Boubat, Weiss…). Je vivais entouré des images de mes idoles, c’était le bonheur ! Quand j’ai commencé à montrer mon travail (à l’époque beaucoup de paysages mais aussi quelques portraits et mes premiers nus), j’ai eu des critiques de professionnels de l’image : pas toujours très tendres, mais ô combien éclairées et utiles ! Et là où mes images péchaient particulièrement, c’était au niveau de la qualité de la lumière, souvent assez plate. J’ai donc commencé à y prêter attention, dans les images que je voyais, mais aussi pendant les prises de vues… Ça a rapidement transformé mon regard : pour moi, surtout dans une image noir et blanc, la lumière est toujours le point de départ !


– Tu n’es pas pro, mais sur ton site on peut voir une série assez impressionnante de publications, comment est-ce possible ?

En 20 ans de pratique (GASP !!), les petites publications se sont un peu accumulées, mais rien de consistant jusqu’à maintenant ! J’aimerais beaucoup que la série « Chez elles » finisse imprimée dans un beau livre ou sur le papier glacé d’une belle revue papier.

– Quand tu as l’œil dans le viseur à quoi penses-tu ?

Je ne pense à rien ! Les choix « conscients » ont été faits avant de porter l’appareil à hauteur d’œil. Une fois celui-ci dans le viseur, l’instinct prend le dessus et tout se fait tout seul ; c’est assez jubilatoire comme moment !

– Quel est ton plus beau souvenir de photographe ?

Il y en a tellement ! Je pense que les meilleurs moments sont pendant les séances, quand on sent que le modèle est en totale confiance et s’abandonne ; il y a alors un moment d’osmose entre le photographe et le modèle que je trouve grisant !

– Et le pire ?

Une séance avec une jeune demoiselle qui était sur la défensive tout le long de la séance, à me menacer, à fumer cigarette sur cigarette en tapotant sur son MSN, c’était insupportable !

– Tu ne mentionnes nulle part quel appareil tu utilises (et tu as bien raison, la photo avant tout), on retrouve pourtant quelques messages ou comptes Twitter orientés Leica, peux-tu nous en dire plus ? Quel appareil t’a le plus marqué dans ton parcours ? Utilises-tu d’autres types d’appareils aujourd’hui ?

J’utilise deux boitiers télémétriques argentiques : un Leica M6 et un Leica M3. Le M6 était un rêve de gosse, c’est mon fidèle compagnon depuis plus de 13 ans maintenant… Quand j’étais étudiant, j’ai travaillé deux étés de suite pour me le payer… Pour moi, c’est l’arme absolue : je suis très à l’aise avec la visée télémétrique, la mesure de la lumière est super dépouillée tout en étant très efficace, ces appareils sont géniaux de simplicité ! Et les Leica M sont de superbes machines mécaniques, fiables et pérennes…

Je me suis offert le M3 par la suite (mon seul achat photo d’occasion, et pour cause : il a été fabriqué en 1955 !). Le M3 est un excellent second boitier ; il a un viseur génial avec le 90 et le 50 mm, et il m’évite de passer mon temps à changer d’optique pendant les séances.

Au niveau des objectifs, après plusieurs tâtonnements, j’ai aujourd’hui trouvé le trio qui me convient : un 35 mm f/2, un 50 mm f/1.4 et un 90 mm f/2. Les optiques Leica sont sublimes de qualité ! Elles sont compactes et lumineuses, déjà optimales à pleine ouverture… Ce qui m’arrange bien, vu que je travaille très souvent en intérieur en lumière naturelle.


– Pourquoi avoir fait le choix de rester en argentique ?

Le numérique est aujourd’hui une technologie éprouvée et mature, qui techniquement surclasse largement ce qui se faisait en argentique 24×36 mm. Mais j’avoue que je ne m’y retrouve pas : je suis toujours très attaché à l’argentique, à son rendu particulier, son grain, ses petits accidents… J’aime l’analogique pour ses défauts, pour son côté imparfait et chaleureux.

J’avoue que j’ai aussi du mal avec l’idée du matériel numérique, qui est presque un consommable, que l’on garde 3 à 5 ans tout au plus…

J’aime travailler avec mes vieux appareils mécaniques qui peuvent très bien se passer de piles. J’aime devoir attendre le développement avant de pouvoir découvrir mes images. J’aime le travail de sorcier du labo, avec ses chimies et ses odeurs…

Comme vous le voyez, ce sont là des raisons parfaitement affectives et subjectives… J’assume 😉

– As-tu une préférence pour une marque / modèle de pellicules ?

J’ai longtemps travaillé avec l’HP5 d’Ilford ; je suis passé il y a quelques années à la Tri-X de Kodak, dont je préfère aujourd’hui le modelé. Je la pousse souvent à 800 pour les séances en intérieur.

J’utilise également de temps en temps la Pan F d’Ilford, quand la luminosité m’y autorise. Elle ne fait que 50 ISO, mais elle a un rendu sublime, on croirait presque du moyen format en 24×36 mm !


– Et le process de développement ? Réalises-tu tes tirages toi-même ? Sur ton site tu fais référence au papier baryté, pourquoi ce choix ?

Je développe les négatifs à la maison, puis je les scanne pour pouvoir les travailler et les mettre en ligne.

Au niveau des tirages, pour le tout-venant, ils sont faits d’après fichier dans un bon labo. Mais pour les tirages numérotés (ceux que je vends sur mon site), je fais réaliser des tirages barytés d’après le négatif par un tireur, (Fred Goyeau ou Toroslab). Le baryté, c’est le tirage argentique fait-main haut de gamme, je suis toujours impressionné par son rendu : les noirs sont profonds, la matière est superbe, c’est un objet très sensuel…


– Que penses-tu de la course aux pixels et au matériel ?

Je pense que la course aux pixels est aujourd’hui dépassée : pour une utilisation courante, la plupart des reflex vendus aujourd’hui en ont bien assez ! Plus que le nombre de pixels, le progrès le plus intéressant en numérique est pour moi la possibilité de faire des images propres à 800, 1600 ou 3200 ISO ; c’est quelque chose que l’on n’imaginait pas il y a 5 ans !

Quant à la course au matériel, j’avoue que ça ne me passionne plus aujourd’hui : j’ai trouvé le matériel de prise de vue qui me convient et j’ai tout ce qu’il me faut ! Prochain achat « photo » prévu : un Mac plus puissant que le mien, qui commence sérieusement à dater (pas assez de mémoire vive pour tout ce que je lui demande !).

– As-tu des conseils à donner à nos lecteurs ?

Je pense qu’il est très important de se former le regard, alors il ne faut pas hésiter à aller voir beaucoup d’expos, à regarder beaucoup de beaux livres photo et beaucoup de sites de qualité !

Deuxième chose : si c’est possible, je pense que pour progresser, l’idéal est d’apprendre à travailler par séries : mettre de jolies photos les unes à côté des autres sur un blog, tout le monde peut le faire ! Mais présenter un ensemble cohérent d’images sur un sujet, avec un début et une fin, dans lequel on sent votre point de vue, ça c’est le boulot d’un photographe !

– Un petit mot pour la fin ?

Un petit mot ? Non, un GRAND merci à toi pour ton invitation en ces lieux !

Retrouver son site ICI

, , , , , , ,

2 commentaires

Insérer un filigrane depuis Lightroom 3

Bonjour,

on a parlé en début de semaine de la sortie de lightroom 3.

Une fonction que j’attendais particulièrement c’est la personnalisation des filigranes.

Même si celui que j’utilise depuis un petit moment est un simple texte avec une police de dafon, je ne pouvais pas nativement dans LR régler la position et la police.

C’est chose faite dans cette 3ème version.

Nous allons voir comment procéder.

Il faut aller dans Lightroom/modifier les filigranes

un module s’ouvre

j’ai choisi un filigrane texte mais on peut aussi utiliser un fichier image !!

j’ai affiché une photo déjà taguée pour être au plus proche de ma signature existante

dans le cadre de texte dans la partie inférieure j’ai choisi le texte à ajouter, puis je règle la position et l’ombre dans la partie droite

il faut aller dans le menu déroulant dans la partie haute gauche et choisir « enregistrer les paramètres actuels en tant que nouveau paramètre prédéfini »

donnez un nom au filigrane et c’est fini !!!

reste a sélectionner à l’export le filigrane créé/souhaité

, , , , ,

3 commentaires